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mercredi 2 février 2011
CLAUDINE DUPONT-TINGAUD RELAXEE
Notre amie Claudine Dupont-Tingaud vient d’être relaxée par la 17e chambre correctionnelle de Paris où elle était poursuivie en diffamation par trois de nos adversaires de toujours. Medhi Lallaoui, René Vautier et Olivier Le Cour Grandmaison ont fait de la lutte contre le colonialisme un principe de vie.
Ils se vantent d’avoir choisi leur camp, celui du FLN, mais s’insurgent lorsque la prévenue qui a été la plus jeune détenue de l’Algérie française à la Petite-Roquette, les qualifie de « faussaires de l’histoire », « manipulateurs de notre passé d’outre-mer », et de « spécialistes et experts de l’anti-France ».
Ils n’acceptent pas non plus qu’on dise d’eux qu’ils sont issus de « la gauche la plus sectaire et la plus rétrograde ». Bref, ces gens qui revendiquent une conception engagée de l’histoire se montrent chatouilleux dés lors qu’ils sont désignés pour ce qu’ils sont.
Car enfin Lalaoui, réalisateur et écrivain n’est-il pas un élu de gauche ? Vautier, réalisateur du film « Avoir 20 ans dans les Aurès » n’a-t-il pas été un compagnon de route du parti communiste ? Quant au professeur de droit public, Le Cour Grandmaison n’est-il pas un chroniqueur régulier du journal « L’humanité » ?
En estimant que « Les juges sont là pour dire le droit, non pour juger l’histoire », le tribunal a relaxé Claudine Dupont-Tingaud de tous les chefs d’accusation.
Un jugement sur lequel nous reviendrons et d’ores et déjà appelé à faire jurisprudence.
A.M.
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