A tous ceux qui voudraient, encore, voter UMP…
Des appels du fond des cavernes arrivent jusqu’à nous.
Combien sont ceux qui appellent "à voter pour le moins pire", à l’approche de ce second tour décisif de l’élection présidentielle, désignant ainsi le président sortant ?
Devons-nous leur rappeler que ce parti est aussi gaulliste que l’était De Gaulle, lui-même ?
C’est ce que fait notre ami, Alain Algudo, qui a écouté au lendemain du premier tour, le conseiller de Nicolas Sarkozy, s’exprimant au micro de BFM TV.
Henri Guaino, ce lundi 23 avril 2012, ne parlait pas des Français ayant voté Marine Le Pen en général, non !
Il a désigné, avec tout le mépris que cette classe politique nous a toujours témoigné, oui, il a désigné les Pieds-Noirs assassins !
Alors, s’il vous prenait l’envie, encore une fois, d'accorder votre confiance à ceux qui nous méprisent depuis cinquante ans, les gaullistes, vous devez lire cette lettre ouverte à Henri Guaino.
Ensuite, le 6 mai prochain, vous voterez en votre âme et conscience.
LE COUP DE GUEULE D'ALAIN ALGUDO
A HENRI GUAINO, conseiller de Nicolas Sarkozy
L’erreur !!!!
Et ça se dit « conseiller » d’un Président de la République !
Qui a entendu Henri GUAINO sur BFMTV ce jour 23 Avril à 8h30 ?
Alors permettez-moi de lui répondre :
Monsieur le conseiller si vous aviez voulu vous mettre à dos l’électorat des Français d’Algérie dans la perspective du second tour, vous n’auriez pas mieux réussi.
En effet, votre allusion à ceux qui ont voté pour Marine LE PEN et
« qui sont aussi les mêmes qui ont passé leur temps à vouloir assassiner le Général DE GAULLE, »
est une erreur qui va vous coûter très cher !
Avant d’aller plus loin, je vous préciserai qu’il ne s’agissait pas « d’assassiner » mais « d’exécuter » un traître dans tout ce qu’il y a d’avéré dans le mot.
Un traître, d’abord, à la parole donnée, doublé d’un assassin et d’un complice d’assassinats de masse et j’attends que vous me prouviez le contraire, en m’expliquant comment on doit appeler un homme qui donne des ordres formels de non intervention, provoquant la mort de dizaines de milliers de compatriotes, toutes ethnies confondues et qui fait ensuite fusiller ceux qui, par leurs actions de trahis révoltés, avaient voulu s’opposer à ce qui aurait pu être un véritable génocide pour les PN, comme il le fut pour les Harkis et leurs familles.
Sans évoquer cette haine entretenue, sciemment, encourageant l’armée à combattre la rébellion et qui a provoqué des dizaines de milliers de morts dans le peuple Algérien !
« La raison d’Etat » ayant ses limites face à la monstruosité des actes !
Certes, libre à vous d’aduler ce monstre, Charles DE GAULLE, que le grand journaliste Alain DUHAMEL, sans l’ombre d’une hésitation, a désigné comme « le plus grand traître de la V° République ! »
Libre à vous, de même, d’effacer ses crimes de votre mémoire mais, ayez moins de mépris affiché pour les patriotes qui n’ont pas accepté le sang que votre mentor a sciemment répandu.
Alors, soit votre jeune âge à l’époque et le voile que l’on a jeté sur ses exactions expliquent votre ignorance, soit c’est délibérément que vous nous rejetez dans le camp de ceux qui feront en sorte que le gaullisme que vous représentez disparaisse enfin du paysage politique.
Personnellement je pense que, vous sachant battus, vous profitez de l’occasion, comme tout gaulliste « qui se respecte, » pour assouvir, à votre tour, votre haine de notre communauté meurtrie qui mène un combat pour la justice et la vérité.
Et c’est cela qui vous dérange : la mise au pilori des statues que vous dressez d’un homme qui n’échapperait pas, de nos jours, au tribunal international pour crimes contre l’humanité et à la « loi Gayssot », pour ses déclarations de l’époque, d’un racisme épouvantable contre les Musulmans !
Alors je vais être franc avec vous, comme beaucoup de mes compatriotes, je suis persuadé que l’élimination de votre Général aurait épargné le malheur de deux peuples frères ; aurait changé le cours de l’histoire et nous ne serions pas aujourd’hui en France, comme en Algérie, dans la situation où nous nous trouvons, submergés, ici, par le flot humain d’une décolonisation menée de façon criminelle et imprévoyante, avec ses dramatiques conséquences sur le plan national ; et de l’autre côté de la Méditerranée, confrontés à la fuite éperdue d’une jeunesse réclamant désespérément des visas ou jouant leur vie dans des embarcations de fortune pour échapper à la misère générée par un pouvoir que vous soutenez, « une vermine qui gère le pays, pauvre Algérie ! », expression écrite d’un ami Algérien (vivant en Algérie…lui) !
Alors Monsieur « le Conseiller » je ne peux que vous plaindre, mais je ne salue pas un homme qui transpire la haine des miens !
Alain ALGUDO
Président des Comités de Défense des Français d’Algérie et des Agriculteurs Rapatriés (le 23 Avril 2012)