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En France aussi les chrétiens sont persécutés
Faudra-t-il faire protéger les églises par la police ? La question est aujourd’hui devenue d’actualité dans notre propre pays. A l’instar de ce qui se fait en Irak ou en Egypte notamment où les chrétiens sont la cible des fanatiques islamistes, des policiers doivent assurer la protection des fidèles qui se rendent à l’office dans certains quartiers à forte population musulmane.
C’est dans un silence médiatique assourdissant, à peine troublé par quelques articles de la presse locale, que les catholiques de France sont attaqués dans leur foi : églises et chapelles sont l’objet d’actes de vandalisme, de dégradations, voire de profanations. Certaines ont été la cible d’incendies volontaires. Un phénomène qui a pris de l’ampleur ces dernières années. Pour l’année 2009, les services de police ont dénombré 389 actes d’atteinte ou de profanation contre des lieux de cultes chrétiens (calvaires, églises, cimetières), soit une augmentation de 40% par rapport à l’année précédente. Au 22 septembre 2010, les derniers chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur faisaient état de 323 profanations depuis le début de l’année.
On a encore en mémoire le caillassage, le 2 novembre dernier, des fidèles de l’église Saint-Jacques du Viguier à Carcassonne. Ce jour là, des « jeunes » avaient pénétré dans le lieu de culte pendant l’office des défunts. Ils avaient jeté des pommes de pin et des pierres en direction de l’assistance. Une personne avait été touchée. Un projectile avait atteint et brisé une statue de la Sainte Vierge. Deux paroissiens qui s’étaient lancés à la poursuite des voyous avaient été copieusement injuriés. « Gardons-nous de confondre la guerre des boutons avec le choc des civilisations !» avait cru bon d’expliquer l’évêque dans un communiqué. Un message d’apaisement plutôt mal passé chez les fidèles qui subissent depuis des mois insultes et agressions verbales de la part de la racaille environnante. Pour leur sécurité, ils ont demandé la protection de la police à chaque sortie de messe.
La vie des paroissiens de l’église Saint-Jean Baptiste d’Avignon n’est guère plus enviable. Un climat de plus en plus agressif et violent s’est instauré au fil des mois. Les fidèles sont accueillis par des insultes « bâtard, connard, sale blanc, sale français de merde. On va brûler votre maison et celle de vos voisins ».
Le Père Gabriel, curé de la paroisse, voit dans ce climat tendu un lien direct avec ce qui se passe en Irak. Dans son bulletin paroissial il raconte le véritable calvaire qu’il vit au quotidien avec ses ouailles : « Des semaines et des mois de jets de pierre et de pétards dans les jambes de ceux qui se rendent à la messe ou qui viennent entretenir notre église. Des tags et autres graffitis dessinés à la peinture rouge sur toute une façade. Des inscriptions vantant les mérites de telle ou telle communauté. Des jets de bouteilles d’alcool divers contre les murs et, après chaque week-end, le ramassage des débris en espérant que personne ne sera tombé et blessé sur un tesson.
Une entrée d’église prise pour un urinoir et qu’il faut nettoyer chaque matin. Des jets d’excréments contre les murs de l’église et ce, régulièrement, une fois par semaine environ, avec ce que cela représente en tant que symbole, mais aussi en tant que difficulté pour faire disparaitre une telle souillure.
Un porche d’église maculé de tout ce qui peut se manger, emballages de nourriture de Fast Food ou biscuits apéritifs, paquets de cigarettes vides etc…
Des jets de pierre dans les vitres, sans doute avec l’espoir de finir par arriver à en achever une. Des tirs de ballon au moment de l’office mais aussi des jets de bâton, sans s’inquiéter du fait que cela puisse blesser physiquement quelqu’un.
Des rodéos avec des voitures volées sur le parking, au début uniquement la nuit mais, maintenant, aussi en plein jour…
Des barreaux aux fenêtres tordus, un robinet d’arrosage volé, des bloque-portes disparus, des boites aux lettres forcées dernièrement. Deux voitures flambées tout contre l’église depuis le début de l’année, une première tentative d’incendie volontaire en s’en prenant au tableau d’affichage extérieur et, cette nuit, une deuxième tentative en incendiant un cyprès de 10 mètres situé tout prés de la porte du presbytère ».
Et le Père Gabriel de s’insurger : « Incivilités ? Non. Profanation ! Il faut appeler un chat un chat. Ils ne savent pas ce qu’ils font ? Mais bien sûr, ils le savent. Et ils le font en riant parce que personne ne dit rien, le silence est de mise de la part des autorités et de la presse » tonne-t-il.
« On imagine seulement le dixième de tout cela contre une mosquée et c’est des communiqués immédiats de la clique Mrap+Licra+SOS-racisme+Cran, le déplacement du préfet et d’au moins un ministre, une manif avec le maire escorté de barbus et de femmes voilées hurlant « Allah Akbar » écrit Roger Heurtebise, de Riposte laïque, dans un article du 15 novembre 2010.
L’archevêque d’Avignon, Mgr Cattenoz, partage cet avis : « Je constate que lorsqu’on tague une mosquée, le président de la République se déplace ».
Pourquoi une telle différence de traitement dans l’information ? Pourquoi les associations dites « antiracistes » si promptes à se mobiliser pour défendre la cause des immigrés, se trouvent-elles soudain muettes lorsque les agresseurs sont leurs protégés ? Ces associations bénéficient pourtant de subventions publiques, elles sont financées par nos impôts et leur indignation sélective va toujours dans le même sens.
Ce qui se passe à Carcassonne ou à Avignon, l’ancienne cité des Papes, se passe un peu partout en France. A Toulon, le 28 avril 2009, une paroissienne âgée de 75 ans avait été violemment agressée et trainée sur le sol alors qu’elle s’apprêtait à ouvrir la salle du conseil paroissial en l’église du Sacré-Cœur.
Bilan, une fracture au bras et d’importantes séquelles psychologiques. Une semaine avant cette agression, c’était juste avant Pâques, le tabernacle de l’église avait été forcé. Les profanateurs avaient emporté l’hostie qui représente, pour les croyants, le corps du Christ. On comprend l’émoi, la peine et la crainte des paroissiens de ce quartier tranquille et résidentiel de Toulon. « Face à toutes ces violences nous sommes désemparés et inquiets pour l’avenir de notre société et de nos enfants » avait déclaré, sitôt après les faits, le Père Jean-Yves Molinas, administrateur de la paroisse qui avait dû fermer l’église pendant plusieurs semaines.
A Limoux (Aude), le 24 juillet 2010, l’église Saint-Martin avait été saccagée et profanée. Les gendarmes avaient arrêté un suspect présenté comme un « déséquilibré mental ». Curieux tout de même que les « déséquilibrés mentaux » ne s’en prennent qu’au seul culte catholique !
A l’été 2007, c’est la chapelle Saint-Marc, située au cœur de la cité Bois Lemaitre, à Marseille (12e) qui avait été complètement détruite par un incendie d’origine criminelle.
On n’en finirait pas de dresser la liste des exactions et profanations contre les lieux de culte et cimetières catholiques en France.
Devant leur multiplication, l’hebdomadaire Famille chrétienne avait lancé à l’été 2007 une pétition demandant à ses lecteurs d’adresser un courrier au président de la République pour lui demander d’intervenir. « Nos lieux de culte ont le droit d’être protégés à l’instar des lieux de culte de toutes les confessions. Les pouvoirs publics ont le devoir de mettre fin à la vague d’incendies criminels et de profanations …» expliquait la lettre accompagnée d’une allumette brulée.
Trois ans après, force est de constater que la situation ne s’est pas améliorée, bien au contraire. Ce qui a conduit Michel Dubost, l’évêque d’Evry-Corbeil Essonne a pousser un coup de gueule en février dernier : « Cette fois il faut arrêter ! » s’est-il fâché. En 2009, une quinzaine d’églises de son diocèse ont été pillées ou profanées. Jamais les coupables n’ont été arrêtés. L’ancien évêque aux armées a appelé « l’Etat français et ses élus à prendre leurs responsabilités pour garantir la sécurité des églises en France » mettant en cause les pouvoirs publics « responsables par leur carence ». On imagine l’écho politico-médiatique qu’aurait eu pareille mise en garde si elle avait émané d’un Imam !
A coup sûr, elle aurait fait la une de tous les quotidiens nationaux et le ministre de l’Intérieur aurait pris immédiatement des mesures pour faire garder par la police toutes les mosquées. Que fait donc Brice Hortefeux, ministre des cultes ? Pourquoi les profanateurs ne sont-ils jamais arrêtés ? Sont-ils d’ailleurs seulement recherchés ? Nous sommes en France, terre de tradition chrétienne, pas en Arabie Saoudite. Que fait le Conseil français du culte musulman(CFCM) pour empêcher ces profanations à répétition ? Lui, si prompt à dénoncer l’islamophobie se montre beaucoup plus discret lorsque des arabo-musulmans s’en prennent à des églises ou à des tombes chrétiennes. Faudra-t-il pour se faire entendre que l’épiscopat français en vienne à signer avec l’Etat une convention cadre sur le suivi statistique et opérationnel des actes hostiles aux catholiques de France, transposition de celle qui a été signée le 17 juin 2010 pour le culte mahométan entre Mohamed Moussaoui, président du CFCM et le ministre Brice Hortefeux.
Evoquant les actes de racisme visant les musulmans, Moussaoui avait déclaré : « Ce fléau constitue une menace contre la cohésion sociale, nous devons l’affronter ensemble », ce à quoi Hortefeux avait répondu : « Face à la bêtise et à la haine la République se mobilise ».
Le RNFAA prend au mot le ministre de l’Intérieur en charge des cultes. Chiche ! Que la République se mobilise pour protéger les églises et autres lieux de culte chrétien ! Qu’elle traduise devant la justice les voyous qui saccagent les édifices religieux, chefs d’œuvre d’architecture et témoignages de la foi chrétienne ancestrale ! Que ceux-ci soient condamnés à réparer financièrement - ou leurs parents s’ils sont mineurs - les dégâts matériels causés. Oui, M. Moussaoui, nous sommes d’accord avec vous pour dénoncer « ce fléau (qui) constitue une menace contre la cohésion sociale » !
A propos, qui menace en France la cohésion sociale ?
A.M.
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